L'église de Sardent

 

En 1014-1022, la puissante Famille de DROUILLES était propriétaire de l'église SAINT PIERRE de SARDENT qui devait alors être l'unique édifice paroissial de SARDENT.Fresque de l'église

Au XV siècle, SARDENT était une cure de l'ancien Archiprêtré de BENEVENT, qui avait pour patron SAINT MARTIN de TOURS. L'Évêque de LIMOGES y nomma les curés jusqu'en 1759; Après cette date, ce droit de nomination était exercé par l'Abbé de LESTERPS, près de CONFOLENS, en Limousin. Un des bienfaiteurs de LESTERPS, fut ADALBERT Il, Comte de la Marche au XI siècle. On peut supposer que les prieurés créés dans notre région par l'Abbaye de LESTERPS, ont été favorisés par lui ou ses successeurs. SARDENT en était un, ainsi que CHAVANAT. Les prieurés ont été dissous en 1754, car les prêtres ne bénéficiaient plus de rentes (dîmes... )

La Maison du Prieuré de SARDENT existe toujours, sur la place de l'église à l'ouest. Elle n'a plus de remarquable qu'une baie en tiers point à l'Ouest, et le linteau de sa porte d'entrée qui porte le mot PAX au-dessus de la date 1720. C'est actuellement "l'Hôtel DU MIDI" et son célèbre bar en zinc (chez Monsieur PEYROT).

Il semble y avoir eu à SARDENT, pendant un assez longtemps, une distinction bien nette entre le prieuré et l'organisation paroissiale. La preuve en est faite par l'existence de deux églises. Il y avait, en effet, en plus de l'église paroissiale SAINT MARTIN, une deuxième église dédiée à SAINT SYMPHORIEN qui existait encore en 1783 : elle était située au nord du champ de foire actuel. L'existence simultanée de deux églises dans un petit groupement comme SARDENT, implique la vie à part du prieuré et de la paroisse, chacun d'eux ayant son église particulière.

La légende orale veut que, peut-être au cours d'une guerre, les cloches de l'église SAINT SYMPHORIEN aient été enterrées dans un marécage dit la "FOURGETTE", près de SARDENT, afin que les ennemis ne s'en emparent. Peut-être s'y trouvent-elles encore?.

Fresque de l'église L'église actuelle de SARDENT (SAINT MARTIN de TOURS), était autrefois très riche. Elle comprend encore aujourd'hui une sculpture polychrome du XVI siècle, une curieuse pièce populaire en pierre qui représente SAINT MARTIN et son pauvre. Mais hélas ! Le pauvre a disparu. A l'extérieur, les murs sont soutenus par d'épais contreforts à un seul rampant. Les corniches reposent sur des modillons anciens remployés, assez grossiers et de type courant. L'un d'eux, décoré d'un motif obscène fait partie de la série des sculptures prophylactiques, signalées dans les églises, par Monsieur Albert LACROCQ.

Le Trésor de l'église de Sardent est visible au Musée de Guéret : croix reliquaire et ostensoir monstrance du XIV, Chasse de Saint Etienne ( 1210 1200) et bras reliquaire de saint Pardoux ( deuxième tiers du XIIème siècle).

http://www.culture.fr/emolimo/sardent.htm

 


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